ManduTrap
Tout commence en 2008 dans une petite boutique de Berlin, où Mina, tout juste sortie de ses études et sans capital de départ, coud ses premières pièces uniques. Depuis, ManduTrap n'a pas changé de cap : des séries très courtes, souvent cousues à la commande, et des coupes pensées pour ne laisser aucune chute sur la table de découpe.
La marque ne maquille pas son parcours. En 2023, Mina a dû fermer son propre atelier en Allemagne, les coûts de l'énergie ayant rendu la suite impossible. Aujourd'hui, les vêtements sont cousus dans un atelier inclusif de Berlin qui emploie des personnes en situation de handicap, et dans un atelier de couture dirigé par des femmes en Géorgie. Certains tissus viennent de plus loin : ikat tissé main dont les fils sont teints avant le tissage, block print du Rajasthan tamponné motif par motif, coton recyclé piqué au point Kantha pour une veste entièrement réalisée en Inde.
Les matières restent les mêmes depuis le début : coton bio, Tencel au tombé fluide, Modal. Au vestiaire, des robes et blouses portefeuille qui se nouent devant, derrière ou sur le côté, des vestes kimono à larges manches et poches profondes, des culottes, des pulls en coton gaufré. Une jupe portefeuille se règle de 56 à 92 cm de tour de taille. Les bijoux, en argent 925 recyclé, portent l'émail cloisonné géorgien Minanqari. Les petites irrégularités du tampon ou du tissage sont revendiquées comme la preuve de la main, pas comme un défaut.
